Projet d'appui à la réinsertion socio-économique des jeunes déscolarisés, diplômés sans emploi et rapatriés

En cours de réalisation

Conseil des Guinéens de Hollande Guinée 60 mois 3 764 752,71 EUR

Objectif global

Lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine  des jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi en améliorant durablement leurs conditions de vie et de travail.

Objectif spécifique

Améliorer et augmenter de façon durable les productions maraichères, des jeunes candidats potentiels à l’émigration clandestine en vue de leur créer les conditions favorables à une insertion socio économique.


I. CONTEXTE DE LA SITUATION DES CANDIDATS A L’EMIGRATION ECONOMIQUE ET DES RAPATRIES.

En République de Guinée, les jeunes de moins de 35 ans constituent plus de 60 % de la population. Malgré un taux de scolarisation relativement élevé (82%), les déperditions avant le secondaire et l’université sont très élevés et avoisinent les 45 %. Le système éducatif comporte  des goulots d’étranglement (notamment les examens de fin de cycle, les orientations non conformes, le fameux concours d’orientation à l’université). A ceux-ci s’ajoutent les diplômés sans-emplois issus des universités et notamment des écoles professionnelles (ENAE, CFP, ESS, ENI …). 

Tous ces jeunes que le système éducatif inadapté à leurs besoins a abandonné au bord du chemin et qui n’entrevoient aucun espoir dans le milieu rural optent souvent pour l’exode vers les centres urbains. Cette situation beaucoup plus marquée au niveau des régions de la Moyenne et de la Haute Guinée est favorisée par la forte dégradation des ressources naturelles singulièrement des sols liée au surpâturage et aux pratiques culturales  archaïques et non respectueuses de l’environnement.

Cet exode vers les centres urbains notamment Conakry, Kindia, Kankan et N’Zérékoré sans industrie, voue les jeunes diplômés et déscolarisés au chômage et à la délinquance.

L’émigration vers les pays limitrophes n’apporte guère de solutions dans la mesure où tous les pays de la sous-région sont confrontés au même problème d’emploi des jeunes et que les diplômes guinéens ne sont pas reconnus dans ces pays en raison de la faible performance  du système éducatif.

En désespoir de cause, ces jeunes par milliers tentent l’émigration clandestine vers l’Europe malgré les risques que cela comporte (noyade dans la Méditerranée, mort dans le désert, esclavage et exploitation sexuelle en Libye …). 

Les quelques survivants qui arrivent en Europe sont confrontés aux tristes réalités de l’Occident : (chômage, rigueur du climat, manque de moyens financiers pour survivre, manque de formations adéquates par rapport aux besoins du marché de travail, perception parfois négative voire hostile que les populations des pays d’accueil ont d’eux… ). Ces jeunes dont la survie dans ces pays dépend des ONG caritatives ou d’assistance humanitaire sont dans les meilleurs des cas renvoyés dans leurs pays d’origine où aucune alternative ne leur est offerte. A titre d’illustration, en 10 mois (janvier à octobre 2017) il a été renvoyé de la seule Libye mille cinq cent quatre-vingt-dix (1590) guinéens. Sans compter les rapatriés des Etats Unis (267) de la Belgique (240) de France et d’autres pays européens.

Ces rapatriés faute d’appui dans leur pays n’auront d’autre choix que de repartir et cela dans des conditions encore plus précaires. Pour inverser cette tendance et tenter de fixer ces jeunes, des alternatives doivent leur être proposés avec des appuis conséquents.

L’INADER qui est une ONG de formation et d’appui conseil a perçu bien longtemps cette problématique. Déjà entre février 2000 et Avril 2004 l’INADER a initié et mis en œuvre grâce à un appui financier de l’Union Européenne (Bureau de Bruxelles), un projet d’appui à la réinsertion socio-économique de 500 jeunes déscolarisés dans la Région de N’Zérékoré. Des tentatives de duplication de ce projet dans les six autres régions administratives de la Guinée n’ont malheureusement pas abouti faute de financement.

La mise en œuvre de ce  projet dénommé PJN (Projet Jeunes N’Zérékoré) a permis à l’INADER de développer des approches et des outils pertinents en matière d’accompagnement des initiatives des jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi.

Aussi l’INADER a développé en partenariat avec l’ENAE (Ecole Nationale d’Agriculture et d’Elevage) de Macenta une expérience inédite en matière d’appui aux jeunes sortants de l’ENAE à travers  leur installation autour d’une activité agricole ou d’élevage de leur choix. Cette expérience réalisée en 2006 a permis l’installation de 16 jeunes diplômés.

Face à l’aggravation de cette problématique  INADER en partenariat avec le Haut Conseil des Guinéens  de Hollande a décidé de soumettre le présent projet en vue  d’accompagner à la réintégration des rapatriés et de lutter contre l’émigration économique massive qui touche actuellement la Guinée, en sensibilisant sur les risques de l’émigration, et en soutenant des projets d’entreprenariat. 

II. DESCRIPTION DU PROJET

2.1. OBJECTIFS GLOBAL ET SPECIFIQUE
2.1.1 Objectif global

Lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine  des jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi en améliorant durablement leurs conditions de vie et de travail.

2.1.2. Objectif spécifique

Améliorer et augmenter de façon durable les productions ùaraîchères, des jeunes candidats potentiels à l’émigration clandestine en vue de leur créer les conditions favorables à une insertion socio économique.

2.2. BENEFICIAIRES 
2.2.1. Bénéficiaires Directs

Le projet s’adresse à quatre publics prioritaires :

  1. Les jeunes déscolarisés (filles et garçons) retournés au village où ils mènent des activités génératrices de revenus de survie ;
  2. Les sortants des Ecoles Nationales d’Agriculture et d’Elevage (ENAE) de Macenta, Koba Tolo et Bordo désireux de s’installer en privés autour d’une exploitation agricole ou d’élevage ;
  3. Les jeunes diplômés sans emploi qui souhaitent s’installer en privé autour d’une activité lucrative susceptible d’assurer leur épanouissement économique ;
  4. Les rapatriés de Libye ou d’ailleurs disposés à assurer leur avenir au pays

En moyenne 1.500 personnes seront touchées.

2.2.2. Bénéficiaires Indirects

Les bénéficiaires indirects sont de deux ordres :

  1. Les autres acteurs des filières tomate, oignon et aubergine que sont les commerçantes, les transporteurs et les transformateurs ;
  2. Les populations des zones de production et de consommation des produits. Ils constituent en moyenne plus de la moitié de la population guinéenne
 2.3. Localisation 

Le projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi couvrira les quatre régions naturelles de la Guinée plus le Gouvernorat de Conakry. 

Dans une première phase dite phase pilote d’une durée d’un an, deux préfectures choisies sur la base de critères préétablies seront touchées.

A l’issue de cette phase test, le projet sera étendu à d’autres préfectures selon l’acquitté du phénomène de l’émigration des différentes zones révélée lors de l’étude du milieu. 

2.4. Durée

La durée prévue du projet est de cinq (5) ans dont :

  1. Une phase pilote d’un an destinée à tester l’approche et les outils afin de  tirer  des enseignements permettant d’améliorer leur efficacité.
  2. Une phase d’extension et de mise en œuvre du projet d’une durée de quatre (4) ans
2.5.  Partenaires

Le projet va développer un partenariat riche et varié en faisant appel au tant que possible aux expertises externes. Il s’agit : entre autre

Du Conseil des Guinéens de la Hollande, initiateur de ce projet. Il participe à la recherche de financement et de l’expertise qualifiée pour les formations techniques, à l’acquisition d’intrants de qualité et à l’appui à la commercialisation des produits à travers des mises en relation et de recherche de partenaires commerciaux.

Du Gouvernement Guinéen à travers la Direction Nationale des Guinéens de l’Etranger qui dans le cadre de l’exercice du rôle régalien de l’état suit, et contrôle les actions du projet en vue de pérenniser les acquis ;

De l’Institut National pour l’Appui au Développement Rural (INADER) qui dispose d’une bonne expertise en matière d’appui au développement rural et jouit d’une bonne connaissance du contexte socioéconomique des quatre régions naturelles du pays. Il est le porteur du projet, chargé de la conduite de l’ensemble des activités de celui-ci. (Voir Présentation de l’INADER en annexe).

Du Gouvernement Guinéen à travers la Direction Nationale des Guinéens de l’Etranger qui dans le cadre de l’exercice du rôle régalien de l’état suit, et contrôle les actions du projet en vue de pérenniser les acquis ;

De l’Université de Groninging en Hollande qui s’engage à fournir des experts pour les formations techniques sur la production de tomate, d’aubergine et d’oignon  et faciliter l’acquisition de d’intrants et équipements ;

de la Chambre Nationale d’Agriculture de Guinée (CNAG) qui appuie les acteurs ruraux dont les jeunes déscolarisés pour l’accès aux intrants ;

de la Fédération des paysans du Foutah Djallon (FPFD) qui appuie les paysans des préfectures de Koubia, Tougué et Mamou dans la production de l’oignon et de la tomate, pour les échanges d’expériences et d’intrants

de l’Institut des Recherches Agronomiques de Guinée (IRAG) pour l’exploitation des nouvelles opportunités ;

des Cellules techniques régionales de la CNOP-G (Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée)  qui forment et appuient les producteurs sur les aspects de structuration, de gestion et de maîtrise des filières ;

de l’Agence Nationale de Promotion Rurale et de Conseil Agricole (ANPROCA) qui à travers ses agents vulgarisateurs assure la formation des acteurs paysans sur la maîtrise des itinéraires techniques des différentes filières agricoles y compris maraîchères, pour un partenariat technique ; 

2.6. Type de projet


Le projet d’appui à l’insertion des jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi est un projet qui intègre à la fois :

- la production agricole, plus spécifiquement maraîchère à l’amont et à l’aval ;

- la réinsertion socioéconomique des jeunes à travers l’emploi ;

- la structuration des producteurs incluant les aspects de réseautage;

- le social en portant son attention sur l’intégration des jeunes dans leur milieu socioculturel.


2.7. Activités Prévues Et Résultats Attendus


2.7.1 Activités Prévues


Sans anticiper sur les résultats des bilans diagnostics et les activités d’identification des besoins auprès des bénéficiaires, deux types d’activités seront réalisées : des activités de prévention et des activités d’appui à la réinsertion. 


1. Les activités de prévention 


Au titre des activités de prévention, il sera réalisé des activités de sensibilisation à l’endroit des parents et des jeunes


L’organisation de campagnes de sensibilisations dans les zones rurales et urbaines sur  les  risques et conséquences de l’émigration clandestine. Témoignages des personnes rapatriées. Intervention de spécialistes africains et européens  (Hollandais surtout)


La création d’une caravane nationale en collaboration avec des artistes afin d’aller vers les populations en régions et les sensibiliser.

L’organisation d’une campagne de communication radio et télé en français et dans les principales langues locales / Participation à des émissions radiophoniques et télévisuelles.

La  réalisation des sketchs et la production d’un court métrage.

La formation et accompagnement sur la thématique de l’émigration des associations et des groupements de jeunes.

2. Les activités d’appui à la réinsertion


2a)- Une aide à la réinsertion sociale


L’aide à la réinsertion sociale des rapatriés et candidats à l’émigration sera réalisée à travers :

 

L’accueil en héros des rapatriés et leur soutien pour un retour digne dans leurs foyers respectifs ;

L’Implication des sages  et élus des communautés d’origine dans les activités des jeunes à travers :

- L’octroi des terres aux jeunes

- La promotion des jeunes dans les villages

- La facilitation de l’accès  à la main d’œuvre locale

L’implication des autorités gouvernementales et partenaires au développement dans la facilitation de la   compréhension de l’esprit du projet et l’adoption de nouveaux comportements dans les villages

L’Implication des jeunes dans les prises de décisions tant au niveau des communautés qu’au niveau central.


2b)- Une aide à la réinsertion économique


L’aide à la réinsertion économique se fera de deux façons : (i)- une aide à la réinsertion par l’emploi et (ii)- une aide à la réinsertion par la création d’une entreprise.


Une aide à la réinsertion par l’emploi 

Les jeunes rapatriés qualifiés et qui le souhaitent seront soutenus dans leur réinsertion économique par l’emploi. Pour ce faire, ils seront formés sur :

Comment élaborer un CV pertinent et qui accroche ;

Comment préparer un entretien de recrutement ;

Aussi, les accompagner tout au long du processus de recrutement.

 

Une aide à la réinsertion par la création d’une activité génératrice de revenu  (AGR) agricole 


L’aide à la création d’AGR agricoles sera réalisée à travers :


Des formations sur les itinéraires techniques des filières maraîchères (oignon, aubergine, tomate) ciblées selon le choix de chacun des bénéficiaires ou groupe de bénéficiaires ;

Des appuis à la création d’exploitations maraîchères individuelles ou collectives. Ces appuis porteront sur l’acquisition d’intrants de qualité, d’équipements agricoles et de ressources financières pour la main d’œuvre locale en vue de l’exécution de certains travaux ;

Des formations sur la production des semences et la constitution de centres semenciers. 


L’objectif visé à travers ces différentes activités étant de créer et développer des exploitations maraîchères modernes susceptibles de générer à court et moyen termes des revenus substantiels permettant le maintien des jeunes.


Aussi des actions de suivi et d’accompagnement seront développées tout au long du projet. Il s’agit entre autres de :


  La structuration des jeunes selon les filières développées afin de leur permettre de parler d’une même voix et de défendre leurs intérêts ;


  L’appui à la commercialisation à travers des formations sur les techniques de commercialisation, des mises en relations, l’organisation de commercialisations groupées etc.… ;


  L’appui à la structuration et au développement des filières afin de permettre à chacun des acteurs des différentes filières concernées de tirer son épingle du jeu sur une base équitable.


3. L’Appui en équipements 


  En vue d’alléger le poids des durs travaux physiques sur les bénéficiaires et de réduire leur temps de travail, ceux-ci seront dotés d’équipements. Cet appui sera apporté par le projet en tenant compte  des besoins exprimés par les bénéficiaires.

  La mise à disposition des outils informatiques (ordinateurs, Imprimantes…) et d’un réseau internet sera également envisagée pour permettre au x bénéficiaires d’avoir accès à l’information sur le marché local et international afin de se positionner de façon avantageuse.





4. L’appui accompagnement 


  Il portera sur toutes les activités des bénéficiaires du projet (activités de production, de commercialisation, de structuration, de réalisation de bilan et d’auto évaluation). Il renforcera les formations théoriques et pratiques et se fera à travers les suivis, les visites de terrain et l’appui à la planification et à la gestion des activités et des ressources.


2.7.2. RESULTATS ATTENDUS


Le projet vise l’installation des jeunes déscolarisés dans la production agricole et singulièrement maraîchère ainsi que l’augmentation de leurs revenus avec incidence sur leur insertion socio-politico-économique. Les résultats attendus sont :


L’augmentation des productions agricoles maraichères  par la maîtrise des techniques culturales ;


L’augmentation des revenus avec incidence sur la réduction de la pauvreté et sur l’exode rural ;

Les organisations des jeunes déscolarisés ont acquis les capacités de mobilisation de ressources financières internes et externes pour le financement de leurs activités ; et l’accès au crédit est facilité;


Les organisations des jeunes déscolarisés sont renforcées afin qu’elles deviennent les bâtisseurs de leur devenir social, économique et politique ;


Un réseau de jeunes paysans  formateurs est mis en place par filière et fonctionne de façon autonome  après le projet ;


Des producteurs de semences sont formés et des centres semenciers mis en place ;


Des réseaux sont mis en place et mènent des actions au bénéfice de leurs membres ;


Les jeunes déscolarisés et diplômés sans emploi participent plus qu’avant aux instances de prise de décisions dans leurs collectivités respectives.


III. STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE

La stratégie que se propose le projet pour la mise en œuvre de ces activités s’articulera autour des étapes suivantes :

1. L’étude du milieu et l’Identification des jeunes

2. La sélection des jeunes sur la base de critères prédéfinis; 

3. L’établissement des contrats d’objectifs avec eux ;

4. L’élaboration des plans d’actions de chaque bénéficiaire ou groupe de bénéficiaires ;

5. La mise en  place  des ressources et l’appui à la réalisation des actions inscrites aux plans d’actions

6. Le suivi- évaluation.


L’approche à utiliser sera l’Appui aux Dynamiques Organisationnelles Paysannes (ADOP) devant aboutir à l’élaboration d’un plan d’action de chaque bénéficiaire avec les étapes suivantes :

- bilan-diagnostic du contexte en vue  de ressortir les problèmes et défis à relever;

- clarification de la vision de chaque bénéficiaire ;

- identification des actions et activités pour atteindre la vision ;

- planification des actions et activités ;

- définition des indicateurs ;

- identification des différents appuis.


L’outil d’auto évaluation qui sera utilisé et pour lequel les bénéficiaires vont avoir une formation est le SEPO (Succès, Echecs, Potentialités et Obstacles). Ce sont les bénéficiaires qui évalueront leurs plans d’actions.


La démarche qui sera mise en œuvre dans la réalisation de toutes les activités (formations, mise en réseau et appui accompagnement) se fondera sur les méthodes pédagogiques interactives. Celles-ci privilégiant le faire-dire, le faire et, surtout le faire-faire.

Deux principes essentiels seront observés et respectés :

- une intervention participative suscitant la responsabilisation et valorisant les expériences déjà acquises : la responsabilisation des bénéficiaires se traduira au démarrage du projet par leur implication et leur participation à l’élaboration des plans d’actions des groupements, la définition et la clarification par eux des rôles qui doivent être les siens avant de les amener à penser à autrui. Ce travail se fera tout au long du déroulement des activités.

- un processus de gestion technique du projet cogéré par INADER et les jeunes déscolarisés : pour la mise en œuvre, le suivi évaluation, l’analyse des indicateurs et les réajustements à opérer. 


IV. RESSOURCES DU PROJET


Pour la réalisation du projet trois types de ressources seront mobilisées : les ressources humaines (personnel) , les ressources matérielles et les ressources financières.


4.1. Ressources humaines


Au titre des ressources humaines, il sera mobilisé deux types de ressources :


4.1.1. Le Personnel du Projet

Le personnel du projet sera composé comme suit :


  Un coordinateur, chargé d’assurer la coordination des activités techniques, financières et administratives du projet. 


  Cinq (5) superviseurs à raison d’un superviseur par région naturelle. Ils seront chargés de superviser des activités des animateurs et autres personnes ressources au niveau de leur région ;


  Dix (10) animateurs à raison de deux par région naturelle et d’un par préfecture. Ils seront chargés de la mise en œuvre des activités au niveau de leur préfecture respective ;


  Une assistante administrative, chargée du secrétariat et de la petite caisse ;


  Un comptable, chargé de la gestion financière et de la tenue de la comptabilité ;


  Deux chauffeurs ;


  Un gardien de nuit.


Il faut préciser que le personnel animateur sera doublé lors de la phase de diffusion du projet, portant ainsi son effectif à vingt (20) animateurs.


4.1.2. Partenaires

Les appuis aux bénéficiaires (sensibilisation, animation et formations) seront essentiellement réalisés par le personnel du projet mobilisé par  l’INADER.


Cependant, l’INADER fera appel à des intervenants extérieurs pour des appuis dont les compétences n’existent pas au sein du projet. 



4.2- Ressources matérielles

Dans le cadre de la mise en œuvre du présent projet, L’ l’INADER sollicite le renforcement de son équipement.  Il s’agit de :

Deux véhicules tout terrain dont un  pick -up

Cinq (05) ordinateurs de table avec imprimante Laser

Deux (02) ordinateurs portables  avec imprimantes à jet d’encre

Un (1) groupe électrogène de 12 KVA

Quatre (4) groupes électrogènes de 3 KVA

Quatre (4) photocopieurs

Quatre (1) vidéo projecteurs

Quatre (4) appareils photo numérique


4.3. Ressources financières


Il est prévu :


Un fonds sous forme de subventions pour financer l’achat des matériaux et équipements agricoles et industriels. 

Un fonds d’appui à la production sous forme de subventions destinés à l’achat d’intrants agricoles  (semences améliorées, insecticides, herbicides) .

Un fonds d’appui à la commercialisation sous forme de subventions qui servira à l’achat de bascules pour la pesée des produits et d’emballages 

Le coût du projet pour cinq ans est présenté dans le tableau ci-après.